Les nanotechnologies dans le traitement des toitures

5 août 2015

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Quelles applications pour la toiture ?

Les nanotechnologies, qui permettent de fabriquer, observer et mesurer les structures et systèmes correspondant à un nanomètre (1 milliardième de mètre), trouvent des terrains d’application dans le traitement des toitures.

Pour le traitement des toitures, les recherches menées autour des nanotechnologies ont permis de créer ou renforcer certaines fonctionnalités. La photocatalyse est l’une d’elles. Cette réaction photochimique produite par les rayons du soleil peut agir sur des pigments de dioxyde de titane nanoscopiques, avec pour effet de supprimer les polluants organiques sur les toitures, mais aussi les mauvaises odeurs. « La photocatalyse détruit les très petites molécules qui sont en contact avec l’hydrofuge : les COV, pour l’intérieur, l’oxyde d’azote et l’ozone, pour l’extérieur », souligne Christel Ebner, en charge des aspects techniques des produits photocatalytiques chez Sto France, fabricant de produits photocatalytiques. Plusieurs produits basés sur la photosynthèse existent déjà : présent dans l’hydrofuge, le photocatalyseur (une substance chimique) a la possibilité de détruire les liaisons organiques des substances indésirables.

L’effet « feuille de lotus »

Les nanotechnologies engendrent aussi d’autres procédés que la photocatalyse. L’un des plus remarquables est le « Lotus Effect ». Découvert par Wilhelm Barthlott, professeur à l’Université de Bonn en Allemagne, il est directement inspiré de celui de la fleur de Lotus, qui est naturellement auto-nettoyante. Le Pr. Barthlott a en effet étudié cette découverte de la nature afin de permettre son application dans le domaine technique. Cela se traduit par le développement de produits micro-siloxanes ayant une structure identique à celle de la feuille de lotus. Mis en application à travers des produits tels que Lotusan, ce procédé combine l’effet hydrofuge des siloxanes avec la micro-structure de surface de la feuille de lotus. La surface de contact entre l’eau et les salissures est extrêmement réduite, avec une adhérence limitée au maximum. Résultat, lorsqu’il pleut, l’eau et les salissures perlent sur la façade, la laissant toujours propre et sèche.